La première phase de l’accouchement, c’est le travail : le moment où le col de l’utérus s’ouvre progressivement et où bébé descend dans le bassin. Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement combien de temps ça va durer, quand partir à la maternité et ce qui t’attend concrètement à l’arrivée. En pratique, tout dépend de plusieurs facteurs : si c’est ton premier bébé ou non, l’intensité des contractions, la position de bébé et la façon dont ton col évolue.
L’essentiel a retenir : la première phase de l’accouchement correspond au travail, avec ouverture du col puis descente de bébé.
- Le travail commence quand le col évolue réellement, pas seulement avec des contractions.
- À la maternité, tu es prise en charge par la sage-femme dès ton arrivée.
- Le monitoring, la tension et l’examen obstétrical servent à vérifier le bien-être de bébé et l’avancée du travail.
- La durée varie beaucoup selon que c’est un premier accouchement ou non.
- La poussée intervient après la dilatation complète du col et la descente de bébé.
- En cas de besoin, l’équipe peut proposer péridurale, épisiotomie ou instrument d’extraction.
L’arrivée à la maternité : Où se présenter ?
Le jour
En journée, l’entrée à la maternité se fait généralement par l’accueil. Concrètement, il est vraiment utile de repérer les lieux avant le jour J : où se trouvent les salles de naissance, où entrer, où déposer la voiture, et quel chemin suivre à pied. Ce petit repérage change beaucoup de choses quand les contractions deviennent plus présentes, parce que tu arrives plus sereine et tu perds moins de temps.
Tu peux être déposée directement à l’entrée de la maternité en voiture, mais dans la majorité des cas, le véhicule devra ensuite être déplacé pour ne pas gêner l’accès. Si tu es accompagnée, c’est souvent la personne qui t’amène qui s’occupe de cette logistique pendant que tu es prise en charge.
La nuit
La nuit, l’organisation est différente : les portes de la maternité sont souvent fermées et un vigile supervise l’accès. Le parking réservé peut aussi être fermé. Dans la pratique, il vaut mieux avoir fait un essai en amont pour repérer le trajet de nuit, surtout si tu habites loin ou si l’accès à l’hôpital n’est pas intuitif.
Généralement, une sonnette ou un interphone permet de prévenir les salles de naissance et d’ouvrir les portes. Ce que cela implique pour toi : ne panique pas si l’entrée semble fermée, c’est souvent normal. Il suffit de suivre la procédure prévue par l’établissement.
L’arrivée à la maternité : L’accueil par l’équipe de la maternité
Prise en charge de la future maman
Dès ton arrivée, l’équipe obstétricale te prend en charge et t’emmène en salle de naissance, à pied, en fauteuil ou en brancard selon ton état et l’avancée du travail. En pratique, plus le travail est avancé ou fatigant, plus l’équipe adapte le mode de transfert pour préserver ton confort et ta sécurité.
Une fois installée, tu enlèves tes vêtements pour enfiler une blouse, puis tu es placée sur une table d’accouchement. Ce n’est pas encore le moment de pousser : à ce stade, l’objectif est surtout d’évaluer précisément où tu en es et de surveiller bébé.
Prise en charge du futur papa, ou de la personne accompagnante
Concernant ton conjoint ou la personne qui t’accompagne, elle doit généralement attendre en salle d’attente le temps d’enfiler une blouse et des sur-chaussures. C’est une mesure d’hygiène et de sécurité très classique en salle de naissance.
Si tu hésites encore sur le rôle de l’accompagnant, retiens surtout ceci : sa présence est précieuse pour te rassurer, mais il doit aussi respecter les consignes de l’équipe. Dans les faits, cela facilite énormément le bon déroulement de l’accueil.
L’arrivée à la maternité : le travail de l’accouchement
La surveillance
En salle de naissance, la sage-femme pose souvent une voie de perfusion et réalise si besoin des bilans sanguins. Elle prend aussi ta tension, ton pouls et ta température. Ces gestes peuvent paraître très techniques, mais ils servent surtout à vérifier que tout se déroule normalement pour toi et pour bébé.
Ensuite, un examen obstétrical est réalisé : hauteur utérine, palpation abdominale et toucher vaginal. Concrètement, cela permet d’évaluer l’état du col, la position de bébé et l’avancée du travail. Le monitoring est ensuite installé avec un capteur pour les contractions et un autre pour les bruits du cœur de bébé.
Si ton dossier n’est pas complet, les sages-femmes peuvent le compléter avec toi. C’est pourquoi il faut penser à apporter tes derniers examens, ta carte de groupe sanguin et tous les documents utiles. Si tu souhaites la péridurale, dis-le rapidement à l’équipe : cela permet d’anticiper la venue de l’anesthésiste sans perdre de temps.
Tout au long du travail, un point est généralement fait toutes les heures par la sage-femme. Elle vérifie ainsi le bien-être materno-fœtal, l’évolution du travail et reporte les informations sur le partogramme. Dans la pratique, ce suivi régulier aide à repérer rapidement une évolution normale ou, au contraire, une situation qui nécessite d’adapter la prise en charge.
La dilatation du col et la descente de bébé dans le bassin
L’ouverture du col
Le travail de l’accouchement correspond à l’ouverture du col de l’utérus. Pendant la grossesse, le col est fermé ; au moment du travail, il se modifie progressivement jusqu’à atteindre 10 cm, c’est-à-dire la dilatation complète.
On considère qu’une femme est en travail à partir du moment où le col est dilaté à 3 cm et qu’il a réellement évolué entre deux touchers vaginaux espacés d’une heure. Ce point est important, car toutes les contractions ne signifient pas forcément que le travail actif a commencé.
Chez une primipare, le travail peut durer jusqu’à 10 heures, avec une progression souvent estimée autour de 1 cm par heure. Chez une multipare, il est généralement plus rapide, avec une moyenne de 4 à 5 heures. Dans les faits, ces chiffres restent des repères : certaines naissances vont plus vite, d’autres demandent davantage de temps sans que cela soit anormal.
Lors des touchers vaginaux, la sage-femme évalue plusieurs éléments : la longueur du col, sa position, sa consistance et son ouverture. Ce sont ces paramètres qui permettent de savoir si le col se prépare bien à l’accouchement. Si tu te demandes pourquoi ces examens reviennent régulièrement, c’est parce qu’ils aident à suivre l’évolution réelle du travail, pas seulement la sensation des contractions.
La descente de bébé
Une fois le col complètement dilaté, bébé commence sa descente dans le bassin. Il s’engage d’abord en franchissant le détroit supérieur, puis descend progressivement jusqu’au périnée. Ce n’est qu’à ce moment-là que la sage-femme t’installe pour les efforts de poussée.
La descente peut encore prendre du temps, parfois jusqu’à 2 heures. En pratique, cela dépend notamment de la position de bébé, de la tonicité de ton bassin, de la qualité des contractions et de la façon dont le bébé s’engage.
Le délai entre la dilatation complète et l’engagement de bébé dans le bassin ne doit pas dépasser 45 minutes ; au-delà, on parle de dystocie d’engagement. Ce terme peut inquiéter, mais il sert surtout à identifier une situation où l’équipe doit surveiller de plus près et adapter la conduite à tenir.
L’expulsion et la naissance de bébé
Après ces heures de travail, le moment de la poussée arrive enfin. La sage-femme t’installe et t’indique quand pousser, quand relâcher et quand reprendre ton souffle. Dans la pratique, suivre ses consignes change beaucoup de choses : cela rend les efforts plus efficaces et aide à mieux protéger ton périnée.
Cette phase ne doit pas durer plus de 30 minutes. Si besoin, l’équipe peut réaliser une épisiotomie pour faciliter le passage ou limiter certaines déchirures. Si malgré tes efforts bébé ne peut pas sortir, l’obstétricien peut recourir à des instruments comme la ventouse, les spatules ou les forceps.
Une fois la tête sortie, le plus gros est fait : le passage des épaules puis du reste du corps se fait, dans la majorité des cas, très naturellement. Ce que cela change pour toi, c’est que l’effort final paraît souvent impressionnant, mais il est généralement court et très encadré par l’équipe.
Ce qu’il faut retenir si tu arrives en salle de naissance
Si tu es dans cette situation, garde en tête trois choses simples : l’équipe est là pour t’accompagner, la surveillance est normale et chaque accouchement évolue à son propre rythme. Concrètement, mieux tu connais les étapes du travail, plus tu peux vivre ce moment avec confiance.
Le plus utile, c’est d’arriver avec ton dossier, tes documents médicaux et une idée claire du trajet vers la maternité. Ensuite, laisse l’équipe t’expliquer ce qu’elle fait et pourquoi elle le fait : c’est souvent ce qui rassure le plus les futures mamans.
FAQ
Où se présenter à la maternité le jour de l’accouchement ?
Le jour, tu te présentes en général à l’accueil de la maternité. Il est conseillé de repérer à l’avance l’entrée et les salles de naissance pour éviter le stress le jour J. En pratique, cela te fait gagner du temps et te permet d’arriver plus sereinement.
Que se passe-t-il à l’arrivée à la maternité ?
À l’arrivée, l’équipe obstétricale te prend en charge et t’installe en salle de naissance. Tu peux être conduite à pied, en fauteuil ou en brancard selon ton état. Ensuite, la sage-femme commence la surveillance et l’évaluation du travail.
Combien de temps dure la première phase de l’accouchement ?
La durée varie beaucoup d’une femme à l’autre. Chez une primipare, elle peut aller jusqu’à 10 heures, alors que chez une multipare elle est souvent plus courte, autour de 4 à 5 heures. Dans les faits, la progression dépend aussi de la position de bébé et de l’intensité des contractions.
À partir de quand considère-t-on qu’une femme est en travail ?
On considère qu’une femme est en travail lorsque le col est dilaté à 3 cm et qu’il a réellement évolué entre deux touchers vaginaux espacés d’une heure. Les contractions seules ne suffisent pas toujours à définir le début du travail. C’est l’évolution du col qui confirme la phase active.
Que fait la sage-femme pendant le travail ?
La sage-femme surveille ton état et celui de bébé tout au long du travail. Elle prend ta tension, ton pouls et ta température, réalise des examens obstétricaux et met en place le monitoring. Elle suit aussi l’évolution sur le partogramme pour adapter la prise en charge si nécessaire.
Combien de temps dure la phase d’expulsion ?
La phase d’expulsion ne doit pas durer plus de 30 minutes. La sage-femme t’indique quand pousser et quand reprendre ton souffle pour rendre les efforts plus efficaces. Si besoin, l’équipe peut utiliser une épisiotomie ou des instruments obstétricaux.
Que signifie une dystocie d’engagement ?
Une dystocie d’engagement correspond à un délai trop long entre la dilatation complète et l’engagement de bébé dans le bassin. Le délai ne doit pas dépasser 45 minutes. Si cela arrive, l’équipe réévalue la situation et adapte la surveillance.
Le papa ou l’accompagnant peut-il rester avec la maman ?
Oui, l’accompagnant peut généralement rester, mais il doit d’abord passer par l’habillage prévu par la maternité. Il attend souvent en salle d’attente pour enfiler une blouse et des sur-chaussures. Ensuite, il peut être présent selon les règles du service.


